La vaccination

Lorsqu’on est malade, le corps produit des anticorps pour se défendre. Or, les cellules qui produisent ces anticorps gardent en mémoire cet événement. Lors d’une réinfection avec la même maladie, les cellules sont alors capables de se réactiver. Ce processus est ce qu’on appelle le principe de l’immunité. Il n’est pas nécessaire d’être malade pour développer l’immunité. En effet, les vaccins produisent le même effet. La vaccination permet d’introduire dans l’organisme un vaccin qui déclenche la production d’anticorps, comme si l’on était exposé à la maladie naturellement.

 Source : Immunisation Canada 

Virus vs Microbe

Quand nous attrapons une maladie infectieuse, les coupables sont toujours les mêmes : les microbes. Les bactéries et les virus sont des microbes. Ils ont en commun d’être tout petits, pourtant les bactéries et les virus sont très différents. Les bactéries sont des êtres vivants microscopiques, encore moins épais qu’un cheveu. Constitués d’une ou plusieurs cellules, sans noyaux et entourées d’une paroi, ils ont souvent une forme de bille ou de bâtonnet. Si elles peuvent être à l’origine de graves maladies, comme le choléra ou la tuberculose, toutes les bactéries ne sont pas nocives et certaines peuvent même être utiles aux humains. Grâce aux antibiotiques, il est possible d’empêcher la prolifération des mauvaises bactéries. Malheureusement les antibiotiques ne font pas de distinction et ils tuent aussi les bonnes bactéries.

Les virus sont bien distincts. Agents infectieux de forme variable, ils sont composés de protéines et contiennent leur propre matériel génétique. Vingt fois plus petit qu’une bactérie, le virus est capable de se reproduire s’il pénètre dans une cellule. Il agit alors comme un parasite qui se multiplie au sein de la cellule avant d’être relâché dans l’organisme et de contaminer les autres cellules. Malheureusement, les antibiotiques n’ont aucun effet contre les virus.

Source : Le Manuel Merck

Le système immunitaire 

Notre système immunitaire a pour mission de protéger notre organisme contre d’éventuels envahisseurs. Il doit être capable de distinguer ce qui lui appartient et les éléments qui proviennent de l’extérieur ou les éléments internes déréglés. Ces intrus peuvent être des micro-organismes (comme des bactéries ou des virus), des cellules cancéreuses, des parasites et même des organes greffés. Pour bien se défendre, notre système immunitaire doit être capable de reconnaître les antigènes dangereux qui vont causer une maladie (par exemple des bactéries, virus, autres micro-organismes, parasites ou cellules cancéreuses).

Il arrive que notre système immunitaire apporte une réponse inadaptée face à l’agression d’une molécule, on parle alors de réaction allergique (par exemple au contact de molécules alimentaires ou de pollens). Le système immunitaire met en œuvre des organes et des cellules de nombreuses molécules. Notion abstraite, le système immunitaire assure pourtant la protection de notre corps.

Il existe deux types d’immunités. L’immunité « innée », présente dès la naissance, agit en ne tenant pas compte de la nature du micro-organisme qu’elle combat. L’immunité « acquise » offre de son côté une réponse spécifique qui se fonde sur la reconnaissance d’un agent infectieux, entraînant la mise en mémoire de l’événement et donc la capacité de mieux se protéger une prochaine fois.

Source : Le monde invisible du vivant, p. 118

Endémie ou pandémie

On ne parle plus d’épidémie mais bien de pandémie lorsqu’on observe l’augmentation et la propagation rapide d’une maladie infectieuse et contagieuse au-delà des frontières d’un pays ou d’une région. En peu de temps, des millions de personnes sont affectées dans de grandes zones, voire dans le monde entier. Toutes les pandémies ont cependant une fin. L’endémie désigne justement ce moment où la situation se stabilise, tant du point de vue du nombre d’infections que de l’impact de celles-ci sur la vie quotidienne et le système de santé.

Source: Endémie, épidémie et pandémie

Virus et cancers

Existe-t-il un lien entre virus et cancer? La réponse à cette question est « oui ». Pas moins de de 18 % des cancers humains seraient associés à des infections virales. Lun des exemples les plus probant est l’infection par certains types de papillomavirus humains (HPV) qui constitue la principale cause de cancer du col de l’utérus. Avec le virus de l’hépatite B et celui de l’hépatite C, le papillomavirus complète la liste des principaux virus associés à l’apparition de cancer.

Sources: Virus et cancers humains : des virus modèles aux nouvelles étiologies et How can a virus cause cancer?

La mutation d’un virus

Il n’est pas rare, quand un virus se multiplie, qu’il commette des « erreurs ». Lorsque ces anomalies se multiplient à l’identique et que la reproduction de cette mutation se répand, on assiste à l’apparition de ce qu’on appelle un nouveau variant.

Source: Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : évolution du virus

Les médicaments et les virus

De nombreuses maladies infectieuses sont d’origine virale. Certaines ne présentent peu, voire aucun symptôme. D’autres, en l’absence de traitement, peuvent en revanche être mortelles. Les médicaments antiviraux agissent en bloquant le processus d’infection. Ils empêchent soit le virus d’entrer en contact avec une cellule saine, soit l’empêche de se reproduire, soit entraînent l’augmentation de l’action du système immunitaire. Certains médicaments antiviraux sont utilisés en combinaison, ils arrivent ainsi à perturber les différentes étapes d’une infection virale et permettent ainsi d’augmenter les chances de guérisons. Si certaines maladies ne peuvent pas être complètement guéries, on observe une nette amélioration de l’état de santé du malade.

Sources : Le monde invisible du vivant, p. 110 et Le Manuel Merck

Les antibiotiques vs les médicaments

Tous les antibiotiques sont des médicaments, mais tous les médicaments ne sont pas des antibiotiques. Les antibiotiques sont des médicaments très spéciaux utilisés pour traiter les infections bactériennes. Autrement dit, ils permettent de tuer des micro-organismes pathogènes ou d’en empêcher la prolifération. Inutile donc de s’empiffrer d’antibiotiques pour traiter des infections virales : ça ne fonctionnera pas! Toutefois, il n’est pas rare que des infections bactériennes surviennent en parallèle, ou après la contraction d’un virus. Affaibli, l’organisme peut faciliter la prolifération de pathogènes qui sont appelés opportunistes. C’est pourquoi il n’est pas rare de donner un traitement antibiotique chez les personnes infectées par un virus. Cette pratique a cependant un revers puisqu’elle augmente la résistance aux antibiotiques.

De la même façon, chaque antibiotique est efficace pour lutter contre certaines bactéries et uniquement celles-là. Gober des antibiotiques non adaptés à la bactérie visée aura donc le même effet sur votre santé : nul. En somme, à chaque bactérie correspond son antibiotique et inversement!

Source: Présentation des antibiotiques

Les virus, les animaux et les humains

Grâce à ce qu’on appelle la « barrière d’espèce », les virus qui prennent pour cible les animaux ne s’attaquent habituellement pas aux humains. Mais, car il y a un mais, il existe des exceptions! Toute serait bien trop simple sinon. On parle alors de zoonoses et de « saut de barrière d’espèce ». Sont concernés des virus présents chez les animaux sans être particulièrement virulents qui, lorsqu’ils entrent en contact avec l’être humain, se dévoilent, dans un premier temps en tout cas, particulièrement virulent. Ils finissent par s’adapter à ce nouvel hôte et leur virulence devient moindre. SRAS et Chikungunya cela vous dit quelque chose? Au fil des ans, l’humanité moderne a connu plusieurs épisodes de zoonoses le SRAS était ainsi présent chez la civette avant d’attaquer l’homme et le Chikungunya chez les grands singes!

Source : Le monde invisible du vivant, p. 110

Médicament par voie orale ou vaccin intramusculaire

Qu’ils soient avalés, mâchés ou sucés, de nombreux médicaments sont administrés par voie orale. Une façon de faire pratique et peu coûteuse. Cette méthode connaît cependant ses limites. En cause, le tube digestif qui métabolise et donc modifie les médicaments en diminuant la quantité de produit actif dans la circulation sanguine. L’administration par injection dans un muscle est destinée à résoudre cette difficulté puisqu’elle permet d’administrer des volumes plus importants de médicaments. Seuls obstacles ici la peau et la graisse. Une contrainte rapidement contournée grâce à l’utilisation d’aiguille plus longue, si nécessaire.

Source: Administration des médicaments

La création d’une pandémie

Depuis la nuit des temps, des pandémies se manifestent. Un tel événement nécessite la réunion de plusieurs facteurs. Il y a pandémie lorsqu’on observe la propagation exponentielle d’une maladie infectieuse, qu’elle affecte une large part de la population dans plusieurs pays et qu’elle se déplace. Bref, une pandémie, c’est une épidémie mondialisée. Pour qu’une pandémie survienne, il faut avant toute chose qu’il y ait apparition de bactéries ou de virus hautement contagieux pour les populations humaines. Les pandémies commencent souvent brusquement et elles culminent rapidement, avant de s’estomper. Cependant, elles ont tendance à revenir par vagues.

La plupart des maladies infectieuses pandémiques résultent d’une contamination de personne à personne. Toutefois, certaines maladies pandémiques sont transmises par des animaux. Pour la peste, des puces servent de vecteurs après avoir été en contact de rongeurs malades. Le choléra, lui, se transmet par de l’eau ou des aliments contaminés. Quant aux chauves-souris, elles sont connues pour être le bassin d’origine des coronavirus qui trouvent ensuite un passage naturel pour aller de l’animal vers l’humain.

Sources : Les pandémies au Canada et What Is a Pandemic?

L’intelligence des virus

S’ils ne sont pas dotés d’intelligence à proprement parler, les virus semblent en tout cas sacrément futés! Incapables de se reproduire par eux-mêmes, ils ont cette capacité d’envahir les organismes vivants dans le but de se multiplier. Autrement dit, bien que non vivants, ils parasitent du vivant pour « voler » et détruire des « vies » afin de poursuivre leur existence. On a découvert que certains virus communiquaient entre eux, laissant de courts « messages » à leurs parents et descendants. Des messages dont le but serait d’aider les virus qui les lisent à décider de la marche à suivre pour poursuivre le processus d’infection. Rien de moins!

S’il est impossible aujourd’hui de prouver la présence d’une forme d’intelligence chez les virus, une chose est certaine, les virus sont capables de faire des prouesses auxquelles nous ne nous attendons pas. Ils peuvent ainsi s’adapter à l’environnement, sauter des obstacles pour s’attaquer à des cellules non-infectées et se transformer pour survivre.

Sources: In the beginning was not the word  et Viruses use ‘hive intelligence’ to focus their attack et Viruses overheard talking to one another