L’immunisation est l’une des principales mesures pour vous aider à demeurer en santé. Il y a beaucoup de désinformation au sujet des vaccins et de leur développement. Nous proposons ici de déboulonner certains mythes courants qui circulent au sujet du vaccin en nous appuyant sur des faits fiables afin d’éclaircir les choses.

Mythe : Une meilleure hygiène et de meilleures habitudes sanitaires sont responsables de la diminution des infections : pas les vaccins.

Réalité : Bien que l’amélioration des conditions socioéconomiques ait sans aucun doute eu des répercussions directes sur les maladies (amélioration de la nutrition, développement des antibiotiques, diminution des logements surpeuplés), les vaccins ont directement réduit l’incidence des maladies et c’est encore le cas aujourd’hui. Prenons l’exemple de la rougeole aux États-Unis. Sans aucun changement notable dans les habitudes hygiéniques et sanitaires, les taux d’infection ont rapidement chuté après l’introduction du vaccin, passant de 400 000 cas par an en 1963 à 25 000 cas par an en 1970.

Mythe : Il y a trop de vaccins et ils affaiblissent le système immunitaire au lieu de le renforcer.

Réalité : Chaque jour, les bébés et les enfants sont exposés à d’innombrables bactéries et antigènes viraux. En effet, la consommation d’aliments introduit de nouvelles bactéries dans le corps. Ainsi, un cas de streptocoque de la gorge expose un enfant à 25 à 50 antigènes. De nombreuses bactéries vivent également dans la bouche et le nez. Les immunisations sont donc négligeables en comparaison. Tous les vaccins ne sont pas indiqués pour les enfants. Cependant, même si les 14 vaccins prévus pour les enfants étaient administrés en même temps, ils n’utiliseraient que 0,1 % de la capacité immunitaire d’un enfant. En fonction du nombre d’anticorps présents dans le sang, un enfant aurait théoriquement la capacité de réagir à 10 000 vaccins à la fois. Les limites de la capacité du système immunitaire ne pourraient donc pas être dépassées complètement puisque les cellules du système sont constamment reconstituées.

Mythe : Le vaccin peut causer la maladie.

Réalité : Les vaccins peuvent causer des symptômes légers qui ressemblent à ceux de la maladie contre laquelle ils protègent. On croit souvent à tort que ces symptômes signalent une infection. Dans le cas où de tels symptômes se manifestent, les personnes touchées subissent le contre coup de la réaction immunitaire de leur corps au vaccin, et non la maladie elle-même. Ce sont des signes que le corps se protège contre la maladie.

Mythe : L’immunité naturelle est plus efficace que l’immunité acquise par vaccin.

Réalité : Dans certains cas, l’immunité naturelle (contracter le virus et tomber malade) entraîne une réponse immunitaire plus forte à la maladie que la vaccination. Toutefois, cette approche est beaucoup plus dangereuse que bénéfique. Par exemple, si vous vouliez vous immuniser contre la rougeole en contractant la maladie, il y aurait une chance sur 500 que vous mourriez de vos symptômes. En revanche, le nombre de personnes qui ont eu de graves réactions allergiques au vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) est inférieur à 1 sur 1 million.

Organisation mondiale de la Santé (OMS). Vaccines and Immunization: Myths and Misconceptions. Genève, Suisse; 2020.

Mythes sur les vaccins démystifiés. 2021; PublicHealth.org., A Red Ventures Company. Accessible à l’adresse : https://www.publichealth.org/public-awareness/understanding-vaccines/vaccine-myths-debunked/. Consulté le 2 février 2021.

Centres pour le contrôle et la prévention des maladies. Facts about COVID-19 Vaccines. Atlanta, GA. National Center for Immunization and Respiratory Diseases (NCIRD). Janvier 2021:1-3.