Une fois dans l’organisme, la variole se manifeste par une forte fièvre, de la fatigue, des maux de tête et de dos. Apparaît ensuite une éruption cutanée rouge et plate qui s’étend au visage aux membres et au torse. Après trois à quatre semaines, des croûtes se forment et subsistent ensuite de profondes cicatrices. Maladie infectieuse effrayante, la variole tuait autrefois plus de 30 % des personnes infectées.i

Fort heureusement, la variole est depuis quarante ans chose du passé. En 1980, l’Assemblée mondiale de la santé a annoncé l’éradication de la variole. Aucun cas de variole naturelle ne s’est manifesté depuis.ii Ce succès est attribuable à un programme mondial efficace de vaccination et de surveillance mené par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). iii

Les vaccins constituent l’un des outils essentiels pour lutter contre les maladies infectieuses dans le monde et ils ont une longue histoire. Au 15e siècle, alors que la variole faisait des ravages, les praticiens chinois découvrent que les personnes ayant contracté la maladie étaient immunisées contre la réinfection. Ils mettent alors au point une technique appelée variolisation qui consiste à inhaler les croûtes de personnes récemment infectées. Cette pratique s’est répandue en Asie, en Afrique, en Inde et dans l’Empire ottoman au XVIIe siècle. Bien qu’elle ne soit pas sans risque, elle a permis de réduire le nombre de décès.iv

Élément clé de la médecine

En 1796, un médecin anglais nommé Edward Jenner a élaboré les principes de la vaccination moderne. Sachant que le personnel de la ferme ayant attrapé la « vaccine » – une maladie des vaches s’apparentant à la variole – au contact des animaux étaient immunisé contre la variole, il a l’idée de frotter la peau du fils de son jardinier avec les croûtes de « vaccine » d’une vache infectée. Quelques mois plus tard, lorsque le jeune garçon est entré en contact avec le virus de la variole, il n’a pas été infecté.v

Un siècle s’est écoulé lorsque le biologiste français Louis Pasteur crée les premiers vaccins, contre l’anthrax et la rage, au moyen d’une version atténuée (affaiblie) du virus. Cette avancée ouvre la voie au traitement de maladies trop virulentes pour être délibérément injectées chez l’humain. En 1885, Pasteur injecte une première dose de vaccin contre la rage à un garçon qui avait été mordu par un chien enragé et lui sauve la vie.

Au cours du XXe siècle, de nombreux nouveaux vaccins efficaces ont été découverts. Ces vaccins sont devenus un élément clé de la médecine. Leur utilisation entraînant souvent une réduction de l’incidence de certaines maladies infectieuses graves, voire mortelles vi.

  • Fièvre jaune (1937)
  • Tétanos (1938)
  • Coqueluche (1939)
  • Grippe (1945)
  • Diphthérie (1949)
  • Polyomélite (1955)
  • Rougeole (1963)
  • Oreillons (1967)

Désormais, la vaccination est utilisée pour combattre de nombreuses maladies infectieuses potentiellement mortelles. On estime que les vaccins permettent d’éviter quatre à cinq millions de décès par an.vii La technologie se développe rapidement. De multiples plateformes technologiques sont d’ailleurs utilisées pour combattre la pandémie actuelle de COVID-19. Medicago espère que ses vaccins produits sur plantes représenteront une importante avancée dans l’histoire des vaccins. Avec fierté, nous participons à la lutte contre les menaces nouvelles et émergentes pour la santé!

i U.S. Food and Drug Administration. 2018. Smallpox. Accessed September 2021.

ii CDC. n.d. Smallpox. Accessed September 2021.

iii World Health Organization. n.d. Smallpox. Accessed September 2021.

iv U.S. National Library of Medicine. n.d. Smallpox: A Great and Terrible Scrouge. Accessed September 2021.

v TIME. 2020. A Vaccine Against COVID-19 Would Be the Latest Success in a Long Scientific History. Accessed September 2021.

vi Nature. 2020. Nature Milestones in Vaccines. Accessed September 2021.

vii World Health Organization. 2019. Immunization. Accessed September 2021.